REPUBLIQUE DU NIGER
————
CABINET DU PREMIER MINISTRE
……………..
PROJET DE PLATEFORME INTEGREE POUR LA SECURITE DE L’EAU AU NIGER (PISEN)
E DE GESTION DU PROJETUNI
AVIS DE MANIFESTATIONS D’INTERET AMI N° N°009/PISEN/SC/2023
Sélection d’un cabinet chargé de la réalisation de l’étude sur le contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et le profil épidémiologique des maladies à transmission hydrique dans les Sept (7) bassins versants couverts par le Projet de Plateforme Intégrée de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN).
Tél. : 174 414
No de Crédit IDA/Portion A : 6990-NE
No de Crédit IDA/Portion B :6991-NE
N° de Don IDA : D 908-NE
No de référence : NE-IWSP-PPA IU-325717-CS-QCBS
Le Gouvernement de la République du Niger a obtenu un financement de la Banque mondiale, et a l’intention d’utiliser une partie du montant du financement pour effectuer les paiements au titre du contrat suivant : Sélection d’un cabinet chargé de la réalisation de l’étude sur le contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et le profil épidémiologique des maladies à transmission hydrique dans les Sept (7) bassins versants couverts par le Projet de Plateforme Intégrée de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN).
L’objectif général de la présente étude est de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau de consommation humaine en vue de réduire le fardeau lié aux maladies à transmission hydrique dans les sept (7) bassins versants retenus dans le cadre du Projet de Plateforme Intégrée de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN).
Le PISEN invite les firmes de consultants (« Consultants ») admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus. Les Consultants intéressés doivent fournir les informations démontrant qu’ils possèdent les qualifications requises, une expérience pertinente et les capacités techniques et managériales pour l’exécution des Services.
Le profil recherché est celui d’un cabinet, légalement constitué ayant une expertise dans le domaine du contrôle de la qualité de l’eau d’au moins cinq (05) ans.
Les articles suivants du Règlement de la passation des marchés de la Banque dans le cadre du financement de projets d’investissement (Fournitures, Travaux, Services autres que des Services de Consultants et Services de Consultants) de Novembre 2020 seront appliqués notamment l’article 3.16 & 3.17 en matière de conflit d’intérêt et 3.32 en matière de fraude et corruption.
Les Consultants peuvent s’associer avec d’autres firmes pour renforcer leurs compétences respectives en la forme d’un groupement solidaire ou d’un accord de sous-traitant.
Le Consultant sera sélectionné selon la méthode Sélection Fondée sur la Qualité et le Coût (SFQC) telle que décrite dans le telle que décrite dans le Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale pour les Emprunteurs sollicitant le Financement de Projets d’Investissement (Fournitures, Travaux, Services Autres que des Services de Consultants et Services de Consultants – Edition de novembre 2020 (4ème édition). (« Règlement de Passation des Marchés »).
Les Consultants intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires à l’adresse suivante Projet Plateforme Intégrée pour la Sécurité de l’Eau au Niger, Quartier Koira Kano Nord, 3ème virage à droite après la centrale NIGELEC, 3ème ruelle.
Les manifestations d’intérêt doivent être déposées au plus tard le 30 novembre 2023 à 12 H heures locales à l’adresse de dépôt des Manifestations d’intérêt est :
Projet de Plateforme Intégrée pour la Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN)
Quartier Koira Kano Nord,
3ème virage à droite après la centrale NIGELEC
3ème ruelle à droite
ou par courriel à l’adresse suivante : anarzakarah@gmail.com
NB: En cas de transmission électronique des dossiers de manifestation d’intérêt et de non-confirmation de leur réception dans les 24 heures ouvrables après leur transmission, le consultant doit relancer toutes les adresses électroniques mentionnées ci-dessus pour s’en assurer.
———-
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
DIRECTION GENERALE DE LA PROMOTION DE LA SANTE
DIRECTION DE L’HYGIÈNE PUBLIQUE ET
DE LA SANTÉ ENVIRONNEMENTALE
Termes de Référence
Pour la sélection d’un cabinet, chargé de la réalisation de l’étude sur le contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et le profil épidémiologique des maladies à transmission hydrique dans les Sept (7) bassins versants de Plate – Forme Intégrée de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN)
Novembre 2022
Plan de Présentation
- Contexte et justification
- Présentation du Promoteur
- Objectifs et résultats de l’étude
- Objectif général
- Objectifs spécifiques
- Résultats attendus
- Champ de l’étude (périmètre)
- Organisation de l’étude
- Mandats du Consultant (CABINET)
- Calendrier et durée de l’étude
- Profil du consultant (CABINET)
- Dispositions administratives et produits à livrerContexte et justification
- Contexte et justification
L’eau est indispensable à la vie et tous les hommes doivent disposer d’un approvisionnement satisfaisant en eau (suffisant, sûr et accessible). Un meilleur accès à une eau de boisson saine peut se traduire par des bénéfices tangibles pour la santé publique. A cet effet, tous les efforts doivent être consentis pour fournir à la population une eau de boisson saine.
Il est indispensable pour la santé publique de disposer facilement d’une eau salubre, que ce soit pour la boisson, pour un usage domestique, pour la production alimentaire ou pour les loisirs. L’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement et une meilleure gestion des ressources hydriques peuvent stimuler la croissance économique des pays et contribuer largement à réduire la pauvreté.
A cet égard, en 2010, l’Assemblée Générale des Nations Unies a reconnu explicitement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit de l’homme. Tout un chacun a droit à un accès suffisant, continu, sûr, acceptable et abordable à de l’eau pour son usage personnel et domestique.
Le gouvernement du Niger a adoptée le 9 mai 2017, le Plan de Développement Economique et Social (PDES) 2017-2021 qui est le premier plan quinquennal de l’opérationnalisation de la Stratégie de Développement Durable et de Croissance Inclusive (SDDCI) Niger 2035. C’est ainsi que le Programme 10 : Gestion durable des terres, des eaux et de la diversité biologique dont les actions qui seront mises en œuvre à travers ce dernier vont contribuer à l’atteinte des Objectifs de Développement Durables 6 (ODD6) « garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable » à travers l’amélioration de la gestion intégrée des ressources en eau. Cette vision a été maintenue, voire renforcée, dans le PDES 2022-2026 à travers le l’axe « développement du capital humain, inclusion et solidarité ». A cet effet, le programme 3 a été consacré à l’amélioration de l’accès à l’eau potable, hygiène et assainissement.
Aussi l’adoption en mai 2017 du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement 2016-2030 visant à « rendre accessible et à un coût abordable l’eau potable et de qualité acceptable à domicile pour tous les Nigériens sans discrimination ». Il y a également un plan d’action national de la gestion intégrée des ressources en eau (PANGIRE – 2017- 2030) qui décline les actions et les cibles du secteur pour le court, moyen et long terme.
Les couvertures nationales en matière d’approvisionnement en eau potable en fin 2019 sont les suivantes :
- Le taux d’accès en milieu rural est de 46,85 % et
- Le taux de desserte en milieu urbain, il est de 95,62%
Si de tels résultats sont à encourager et à consolider, il subsiste néanmoins une profonde réflexion à mener sur la qualité des eaux de consommation courante dans les zones rurales, mais également dans les grands centres urbains.
L’analyse de la qualité de l’eau potable est souvent faite sur la base des directives de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en termes de seuils de concentrations de polluants en raison des insuffisances constatées dans la réglementation nationale en la matière. La non-conformité des normes de la qualité de l’eau potable aux directives de l’OMS, dans certaines zones urbaines et rurales, s’explique par une conjonction de facteurs dont pas principalement :
- La médiocre qualité de l’eau brute captée sur certaines nappes, l’altération progressive de la qualité de la nappe souterraine à l’exhaure, due particulièrement aux fortes concentrations minérales des nappes, expliquant les teneurs souvent élevées en certains polluants tels que le fer, les chlorures, le sodium, le fluor, etc.
- l’insuffisance, voire absence surtout dans les zones rurales d’unités de traitement de certains polluants tels que le fer, le sodium, les chlorures, le fluor, etc.
- les défauts d’entretien et de maintenance des ouvrages de captage et du réseau de distribution de l’eau dans les ménages particulièrement en milieu rural où les associations des usagers des forages souffrent souvent d’un déficit d’expertise technique et de capacités financières pour le renouvellement du matériel et l’entretien de celui-ci,
- Les mauvaises pratiques d’hygiène en matière de stockage et d’utilisation de l’eau de consommation courante,
Les impacts sanitaires de la consommation d’une eau de qualité réduite sont importants et peuvent se résumer en ces différents points :
- la dégradation de la qualité organoleptique, la texture rougeâtre et le goût métallique de l’eau avec des teneurs en fer supérieurs à 0.3mg/litre,
- la forte prévalence de la fluorose dentaire et osseuse se traduisant par des raideurs articulaires, des arthralgies, des raideurs cervico-dorso-lombaires, des limitations articulaires et des déformations osseuses dues à un excès de fluor et de chlorure (concentration supérieure au seuil maximal de 250 mg/l) dans l’eau potable,
- la forte prévalence des maladies hydriques telles que la diarrhée, la dysenterie, le choléra, les fièvres typhoïdes, les hépatites Virales E, etc.
Les maladies hydriques (ou maladies à transmission hydrique) sont des maladies liées à la qualité et à l’accès à l’eau potable. Souvent, ce sont des maladies évitables lorsqu’on se préoccupe de la qualité de l’eau et à la considérer comme enjeu de santé publique.
Ces maladies à transmission hydrique sont les plus fréquentes dans le monde, particulièrement dans les pays en voie de développement où les enfants et les femmes paient un lourd tribut.
Il en existe au moins quatre groupes de maladies hydriques :
- les maladies liées à la toxicité d’une eau polluée par des métaux, radio nucléides ou produits chimiques ;
- les maladies infectieuses induites par une eau contenant des microorganismes pathogènes pour l’homme, y compris acquises lors d’activités récréatives (baignade, pêche, chasse…). Cela pourrait être lié aux contaminations fécales accidentelles ou de contaminations croisées. Elles sont, le plus souvent, la cause de diarrhées et gastro-entérite, épuisantes et sanguinolentes et pouvant entraîner la mort de personnes vulnérables (jeunes enfants notamment), les affections oculaires liées au manque d’hygiène ;
- les parasitoses acquises via une eau contenant des parasites de l’homme ;
- les maladies transportées par des vecteurs qui sont plus nombreux là où l’eau est très présente (moustiques).
Selon l’OMS, On estime que, chaque année, plus de 829 000 personnes meurent de diarrhée à cause de l’insalubrité de leur eau de boisson et du manque d’assainissement et d’hygiène. Cependant, la prévention de la diarrhée est en grande partie possible et on pourrait, par exemple, éviter chaque année la mort de 297 000 enfants de moins de 5 ans, si on luttait contre ces facteurs de risque.
Lorsque l’eau est difficile à se procurer, il arrive que les gens décident que le lavage des mains n’est pas une priorité, ce qui augmente le risque de diarrhée et d’autres maladies.
Le Niger, comme les autres pays en développement, paie un lourd tribut pour les maladies hydriques. Selon l’annuaire statistique 2016, on note que sur l’ensemble des morbidités notifiées, le paludisme représente 26,29 % des cas, la Diarrhée 10,44% ; Dysenterie, parasitoses intestinales et autres affections digestives 4,99 %, les conjonctivites 2,48 %, etc.
La lutte contre ces maladies hydriques est une priorité nationale comme le stipule la Politique Nationale de Santé adopté par décret n° 2017-159/PRN/MSP du 03 mars 2017, dans son Axe 2 : Amélioration de l’offre et de la qualité des prestations, sous-Axe L’intensification de la lutte contre la maladie et de la promotion de la santé en ces termes : « Concernant la lutte contre les maladies d’origine hydrique et nutritionnelle consécutives aux catastrophes naturelles dues au changement climatique, l’État renforcera son dispositif d’intervention rapide aux différents niveaux ».
Cela a été réitéré dans le Plan de Développement Sanitaire (PDS 2017-2021) adopté par Décret N°2017-160/PRN/MSP du 03 mars 2017 qui fait ressortir dans l’analyse situationnelle à titre d’exemple que : « Pour les maladies à potentiel épidémique, la principale maladie est le choléra qui sévit à l’état endémo-épidémique depuis 1971 au Niger avec des flambées épidémiques pendant la saison pluvieuse essentiellement liées à la qualité. On estime par ailleurs à 27 le nombre de districts sanitaires qui sont à risque de choléra. Ce sont les districts riverains du fleuve Niger à l’ouest, de la Maggia au centre ouest, du Goulbi à Maradi et du Lac Tchad à l’extrême Est du Pays. ».
Les impacts sanitaires associés aux incidences économiques et sociales de la non-conformité de l’eau de consommation courante justifient la nouvelle orientation politique des pouvoirs publics pour le repositionnement de la qualité de l’eau en priorité nationale.
La mise en œuvre de stratégies efficaces de lutte contre les maladies hydriques nécessite une meilleure connaissance des différents déterminants favorisant leurs éclosions.
En plus de la qualité de l’eau à la source, l’amélioration de la qualité de l’eau de consommation humaine exige des méthodes éprouvées et adaptées aux spécificités des communautés telles que leur mode de vie, leur niveau de vie, la structure de leur habitat et leur mode d’accès à l’eau. La maîtrise de ces différents paramètres : hydrogéologique, techniques, socio-économiques et culturels constitue, le plus souvent, un moyen d’appréciation de la qualité de l’eau de consommation courante et d’évaluation des risques de contamination de cette ressource.
C’est pourquoi le Ministère de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales, à travers la Direction de l’Hygiène Publique et de la Santé Environnementale, envisage dans le cadre du projet Plate-forme Intégré de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN) de mener une étude sur le contrôle de la qualité de l’eau boisson et le profil épidémiologique des maladies à transmission hydrique au niveau des sept (7) bassins versant retenus pour le projet. Cette étude permettra de contribuer fortement à l’élaboration d’un programme cohérent de mise en œuvre du Plan de Gestion de la Sécurité Sanitaire de l’Eau (PGSSE) dans les sous-bassins du projet.
- Objectifs et résultats attendus de l’étude sur le contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et le profil épidémiologique
- Objectif Général
L’objectif général de la présente étude est de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau de consommation humaine en vue de réduire le fardeau lié aux maladies à transmission hydrique dans les sept (7) bassins versants retenus dans la Plate-forme Intégrée de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN).
- Objectifs spécifiques :
De façon spécifiques, l’étude vise à :
- Décrire le système de contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine dans les sept bassins versants retenus dans la Plate-forme Intégrée de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN) ;
- Décrire le cadre juridique et réglementaire du contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine au Niger, y compris l’identification des domaines non couverts ;
- Identifier les forces, faiblesses, opportunités, menaces et défis du système de contrôle de la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine dans les bassins versants au Niger ;
- Déterminer la qualité physico-chimique et microbiologique de l’eau de consommation humaine dans les sept bassins versants retenus par le projet ;
- Identifier les facteurs influençant la qualité de l’eau de consommation humaine par sous bassin ;
- Décrire les modes de traitement de l’eau de boisson dans les sous-bassins de la zone du projet ;
- Décrire la prévalence et l’incidence de toutes les maladies à transmission hydrique dans la zone d’intervention du projet ;
- Identifier les facteurs humains et environnementaux favorisant la propagation des maladies à transmission hydrique dans la zone d’intervention du projet ;
- Elaborer un projet détaillé d’amélioration du système de contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et de lutte contre les maladies à transmission hydrique pour la zone du projet,
- Résultats attendus :
Les résultats attendus sont :
- Le système de contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine dans les sept (7) bassins versants retenus dans la Plate-forme Intégrée de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN) est décrit, y compris dans ses aspects techniques ;
- Le cadre juridique et réglementaire du contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine au Niger est décrit ;
- Les domaines du cadre juridique et réglementaire du contrôle de la qualité de consommation humaine non couverts sont identifiés ;
- Les forces, faiblesses, opportunités, menaces et défis du système de contrôle de la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine dans les sept (7) bassins versants au Niger sont identifiés ;
- La qualité physico-chimique et microbiologique de l’eau de consommation humaine dans les sept (7) bassins versants retenus par le projet est déterminée ;
- Les modes de traitement de l’eau de boisson dans les sous bassins de la zone du projet sont décrits ;
- Les facteurs comportementaux influençant la qualité de l’eau de consommation humaine sont identifiés par sous bassin ;
- Le profil épidémiologique des maladies à transmission hydrique dans la zone d’intervention du projet est décrit ;
- Les facteurs humains et environnementaux favorisant les maladies à transmission hydrique dans la zone d’intervention du projet sont identifiés ;
- Un projet d’amélioration du système du contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et les mesures de lutte contre les maladies à transmission hydrique détaillé est élaboré pour la zone du projet.
- Présentation du Promoteur
Le promoteur de cette activité est la Direction de l’Hygiène Publique et de la Santé Environnementale du Ministère de la Santé Publique, de la Population et des Affaires. Elle est l’une des quatre directions nationales rattachées à la Direction Générale de la Promotion de la Santé.
Elle a pour mission de participer à la conception, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des stratégies nationales en matière de l’Hygiène Publique, de la santé environnementale et de l’Education pour la Santé.
La Direction de l’Hygiène Publique et de la Santé Environnementale comprend :
- Un Secrétariat
- Une Division Hygiène Publique :
- Service Santé Environnementale
- Service Assainissement de Base
- Service Hygiène des Denrées Alimentaires et de l’Eau
- Une Division Education pour la Santé :
- Service Enquête et Evaluation en EPS
- Service Conception et Production
- Service Documentation
- Une Division Police Sanitaire (Brigade Nationale)
- Section Affaires Administratives et Financières
- Section Intervention et Coordination
De par ses attributions, elle est la direction en charge de veiller au contrôle et au suivi de la qualité de l’eau de consommation humaine en collaboration avec les autres secteurs concernés.
La Direction de l’Hygiène Publique et de la Santé Environnementale (DHPSE) est l’une des directions centrales engagées dans la mise en œuvre de la Plate-forme Intégré de Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN).
Au titre du projet, elle est pleinement impliquée dans l’Axe 4 : Alimentation en Eau et Assainissement (zones urbaines, rurales et pastorales) du projet.
La DHPSE en tant que membre participe à toutes les réunions du Comité Technique pour la préparation du PISEN et du comité de PGSSE.
- Champ de l’étude (périmètre de l’étude)
Cette étude sur le contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et le profil épidémiologique concernera les sept (7) sous bassins retenus comme zone d’intervention de cette première phase du projet : Tillabéri (sous bassin du complexe Sirba-Dargol), Dosso (Dallol Maouri), Tahoua (Basse vallée Tarka et Maggia), Maradi (Goulbi Maradi et Goulbi N’Kaba), Zinder (Zone des Korama), Agadez (les koris de l’Air) et Diffa (zone du Manga, du Lac Tchad et Komadougou Yobé).
- Organisation de l’étude
Pour la conduite de la présente étude, le Consultant sollicitera l’avis des services techniques concernés, notamment ceux de la Santé, de l’hydraulique du niveau National, Départemental et Communal, ainsi que les directions techniques des autres ministères concernés par la question.
Sur le terrain, le Consultant aura des échanges avec les différents acteurs (autorités administratives et coutumières, élus locaux, services techniques, ONG et populations zones concernées), afin de mieux cerner la problématique du mécanisme de contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et les maladies à transmission hydrique dans les zones du projet.
Pour l’analyse de l’eau, les paramètres physico-chimiques et microbiologiques qui seront recherchés sont : la DBO, la Turbidité, le PH, la teneur en Chlore résiduel, le fluor, le Nitrate-Nitrite, les métaux lourds et les métaux en trace, les pesticides, les engrais, E.coli , les coliformes totaux, les entérocoques, les salmonelles.
Ces différents paramètres seront recherchés :
- Au point de captage : la DBO, la Turbidité, le PH, le fluor, le Nitrate-Nitrite, les métaux lourds et les métaux en trace, les pesticides, les engrais, E.coli, les coliformes totaux, les entérocoques, les salmonelles.
- à l’entrée du réseau : la DBO, la Turbidité, le PH, la teneur en Chlore résiduel, E.coli, les coliformes totaux, les entérocoques, les salmonelles ;
- Au point d’utilisation : la DBO, la Turbidité, le PH, la teneur en Chlore résiduel, le fluor, le Nitrate-Nitrite, les métaux lourds et les métaux en trace, les pesticides, les engrais, E.coli, les coliformes totaux, les entérocoques, les salmonelles.
L’analyse de l’eau concernera aussi bien le milieu urbain que rural. Pour l’échantillonnage de l’enquête, chaque commune constitue une strate. Les échantillons seront constitués à l’intérieur de chaque strate.
Les nombres de strates par bassin versant sont répertoriés dans le tableau suivant :
| Bassins versants | Nombre de départements concernés | Nombre de communes dans les sous-bassins |
| Tillabéri : sous bassin du complexe Sirba-Dargol | 5 | 6 |
| Dosso : Dallol Maouri | 4 | 15 |
| Tahoua : Basse vallée Tarka et Maggia | 5 | 18 |
| Maradi : Goulbi Maradi et Kaba | 7 | 23 |
| Zinder : Zone des Korama | 6 | 27 |
| Agadez :les koris de l’Air | 5 | 9 |
| Diffa : Lac Tchad et Komadougou Yobé | 4 | 8 |
| Total | 36 | 106 |
Chaque commune constituant une strate, Les échantillons d’eau seront collectés tout le long du sous-bassin à raison de trois échantillons par strate soit 318 échantillons sur les réseaux de distribution. Il y aura également 8 échantillons ménages par commune pour voir les aspects microbiologiques de l’eau dans les ménages et le chlore résiduel pour les ménages qui sont sur un réseau de distribution d’eau potable.
Aussi, dans le contexte du nigérien, la saisonnalité pourrait jouer un rôle énorme sur la qualité de l’eau. C’est pourquoi, il est envisagé de faire les prélèvements d’échantillons d’eau sur deux (02) saisons afin de vérifier la qualité de l’eau en fonction des variations saisonnières. Les échantillons seront donc collectés en deux phases pendant la saison des hautes eaux et celle des basses eaux.
Ainsi, au total 636 échantillons seront collectés pour les deux saisons sur les réseaux de distribution et 848 échantillons pour les ménages uniquement à collectés lors de la première phase. Ces derniers visent à relever les contaminations manu portées afin de développer un programme cohérent de sensibilisation de la population sur l’hygiène de l’eau.
Aussi, il sera également procédé à la recherche des résidus de pesticide notamment les carbamates, les organophosphorés et des organochlorés. Un échantillon sera prélevé dans chaque commune, soit 106 échantillons pour la recherche de pesticide.
En ce qui concerne les données sur les maladies à transmission hydrique dans la zone du projet, elles seront collectées dans les archives des cinq dernières années des formations sanitaires (rapports épidémiologiques, cahier de consultation) et par enquête au niveau communautaire
Le Consultant discutera également avec les services techniques bénéficiaires et les communautés des mécanismes de pérennisation du suivi, du contrôle et de l’assurance de la qualité de l’eau de consommation humaine et les actions de lutte contre les maladies hydriques dans les zones du projet.
Pour le travail de terrain, le consultant élaborera tous les outils et supports nécessaires à la collecte des données auprès des acteurs de terrain. Il est par conséquent responsable de la qualité du remplissage des supports. D’autre part, il accompagnera le Comité ad ‘hoc dans la validation de tout le processus, y compris le rapport provisoire lors d’un atelier national de validation.
A cet effet, un rapport provisoire de l’étude sera présenté au comité technique et sera soumis à la Banque mondiale et défendu à l’atelier de validation dudit rapport élargi à toutes les parties prenantes concernées par la question.
Ainsi, un rapport définitif sera déposé par le Comité ad ‘hoc à l’autorité.
- Mandat du Consultant
- Dans le cadre de la présente étude, le mandat du Consultant consiste à :
- Une préparation et présentation détaillée de la méthodologie de l’étude, y compris le plan de rédaction du rapport ;
- Le Consultant déterminera le nombre d’échantillons à prélever au niveau de chaque point de prélèvement avec un maximum de six cent trente-six (636) échantillons (milieu urbain, milieu rural) sur le réseau de distribution et huit cent quarante-huit (848) échantillons au niveau des ménages ;
- Une description complète du projet ainsi que de sa zone d’intervention ;
- Une revue du cadre politique, juridique et institutionnel du système existent de contrôle et suivi de la qualité de l’eau de consommation humaine ;
- La réalisation d’un état détaillé de la situation actuelle du contrôle et du suivi de la qualité de l’eau de consommation humaine dans les zones concernées par le projet ;
- Une identification des problèmes, forces, faiblesses, opportunités, menaces et défis du système actuel de contrôle et de suivi de la qualité de l’eau de consommation humaine ;
- Une analyse des échantillons d’eau de boisson pour déterminer les qualités physico-chimiques et microbiologiques : au point de captage, à l’entrée du réseau et au point d’utilisation ;
- L’analyse des facteurs comportementaux influençant la qualité de l’eau de consommation humaine par sous bassin ;
- Une description des modes de traitement de l’eau de boisson dans les sous-bassins de la zone du projet ;
- Une proposition d’un mécanisme de suivi par les citoyens et les communautés de la qualité de l’eau de consommation humaine pour la zone du projet ;
- L’analyse des facteurs environnementaux et comportementaux favorisant la survenue des maladies hydriques dans les sous-bassins de la zone du projet ;
- L’analyse des facteurs pouvant favoriser l’éclosion des maladies à transmission hydrique avec la mise en valeur des ressources des différents sous bassins de la zone du projet ;
- Une proposition de recommandations et stratégies pertinentes pour lutter contre les maladies à transmission hydrique ;
- Une proposition de projet détaillé d’amélioration de système du suivi et du contrôle de la qualité de l’eau de consommation humaine et actions concrètes de lutte contre les maladies à transmission hydrique détaillées et budgétisées pour la zone du projet. Ce projet prendra en compte l’utilisation des nouvelles technologies (TICs) pouvant remédier aux faiblesses et manquements identifiés dans la fiabilité des données, de la régularité de leur collecte ou de la collecte d’un plus grand nombre de données/ échantillons) en se focalisant sur la soutenabilité (durabilité) de l’approche proposée.
- Calendrier et Durée de l’étude
L’étude qui se déroulera au niveau des Sept (7) sous bassins retenus comme zone d’intervention de cette première phase du projet durera six mois à partir de la date de notification de l’ordre de service, allant de la collecte des données au dépôt du rapport provisoire sanctionné par un procès-verbal de restitution au Comité ad-hoc en présence des Experts de la Banque mondiale.
Ce délai prend en compte les deux phases de prélèvements d’échantillons d’eau sur deux (02) saisons qui consiste à vérifier la qualité de l’eau en fonction des variations saisonnières.
| ACTIVITÉS | PERIODE | |||||
| M1 (en anglais seulement) | M2 (en anglais seulement) | M3 (en anglais seulement) | M4 (en anglais seulement) | M5 (en anglais seulement) | M6 (en anglais seulement) | |
| Conception des outils de collecte des données, Recherche documentaire et préparation mission terrain | X | |||||
| Collecte des données sur le terrain + échantillons saison 1 | X | X | ||||
| Analyse des données collectées + résultats échantillons saison 1 | X | X | ||||
| Collecte échantillons saison 2 + Analyse des résultats échantillons saisons 2 + finalisation draft rapport | X | X | ||||
| Présentation du rapport au comité a-doc et atelier de validation | X | |||||
| Finalisation et restitution du rapport provisoire | X | |||||
| Nombre total de mois maximum | 6 mois | |||||
- Profil du Consultant
Le profil recherché est celui d’un cabinet, légalement constitué ayant une expertise avérée dans le domaine du contrôle de la qualité de l’eau d’au moins cinq ans.
Le cabinet doit mobiliser les compétences suivantes :
- Un Chef de mission, Expert Santé Publique ou spécialisé en Epidémiologie ou en hydraulique, minimum BAC +5, justifiant de cinq (5) ans d’expérience au moins et ayant à son compte des études similaires dans les domaines de collecte et d’analyse de données sanitaires. La durée de sa prestation est de six (6) mois, il doit justifier d’au moins deux expériences similaires dans le domaine de la mission.
- Un Expert hydraulicien spécialisé en contrôle de qualité de l’eau ou domaine apparenté, minimum BAC +5 justifiant de quatre (4) ans d’expérience au moins et ayant à son compte des études similaires dans les domaines du contrôle de la qualité de l’eau de boisson. La durée de sa prestation est de 90 jours prestée, il doit justifier d’au moins une expérience similaire dans le domaine de la mission ;
- Un Expert en Santé Publique ou en Génie Sanitaire, minimum BAC + 5 justifiant de quatre (4) ans d’expérience au moins et ayant à son compte des études similaires dans les domaines du contrôle de la qualité de l’eau de boisson. La durée de sa prestation est de 90 jours prestée. il doit justifier d’au moins une expérience similaires dans le domaine de la mission.
NB: Les experts doivent avoir une expérience d’au moins deux études similaires dans les domaines de l’environnement ou social, en outre ils doivent avoir un niveau d’étude Bac +5 au moins.
- Dispositions administratives et produit à livrer
Le Consultant soumettra un rapport entièrement rédigé en français. Il doit être fourni en format analogique (support papier) et sur CD-ROM ou clef USB. La production du rapport est à la charge du Consultant. Le rapport définitif à fournir sept (07) jours ouvrables après l’atelier de validation élargie aux parties prenantes de la Plate-forme Intégré de Sécurité de l’Eau au Niger sous format papier (une copie) et une version numérique (CD-ROM). Cette version prendra en compte les observations et commentaires pertinents formulés lors de l’atelier de validation élargie aux parties prenantes.
