Appel à proposition de thèse en sciences sociales financée en convention Cifre

Laboratoire Techniques Territoires Sociétés (LATTS) / Eau de Paris
Marne‐la-Vallée, France
Position Type: 
Scholarship
Experience Level: 
Not Specified
Degree Required: 
Advanced Degree (Master's or JD)
Languages Required: 
French
Apply By: 
20 June 2019
3 days remaining

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Sujet de thèse : Quel devenir de l’eau comme bien commun de l’humanité ? Processus d’adaptation aux changements en territoires urbains.

Laboratoires de référence :
Laboratoire Techniques Territoires Sociétés (LATTS), Université Paris Est (France) sous la direction de Agathe Euzen, Directrice de recherche CNRS, HDR http://www.latts.fr
Entreprise : Eau de Paris, sous la responsabilité de Eric Pliegerdoerfer http://www.eaudeparis.fr/ et en partenariat avec le Partenariat Français pour l’eau (PFE) https://www.partenariat‐francais‐eau.fr/
Ecole doctorale : Ville, Transports et Territoires (ED 528), Université Paris Est, Marne‐la‐ Vallée

Description du sujet de thèse

Depuis 2010, l’eau a été déclarée bien commun de l’humanité par les Nations Unies. A la fois considérée comme une ressource, un milieu, un élément vital tant pour la régulation du climat, le fonctionnement des écosystèmes que pour le développement humain, l’eau a toujours été un enjeu majeur pour les sociétés humaines et leur environnement. Cela implique une gestion de la ressource, plus durable et efficace, tant aux échelles globales que locales, tant en termes de qualité que de protection des écosystèmes. Depuis 2015, l’agenda 2030 des Nations Unies vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement à travers son objectif 6 qui lui est dédié. En interaction avec d’autres objectifs, l’eau est au coeur des territoires.

Les usages de l’eau concernent essentiellement les secteurs agricole, industriel, de loisir, domestique ainsi que l’énergie et mobilisent une diversité d’acteurs. Cela implique de placer cet élément, support de valeurs et représentations individuelles et collectives multiples, au coeur des enjeux de développement durable. Il s’agit par conséquent, dans un contexte de changement global, de s’interroger sur les processus d’appropriation de ce bien commun sur les territoires et de voir comment ces enjeux globaux sont traduits à l’échelle locale. Ces derniers s’inscrivent dans une dynamique de changement imposée par l’urgence de faire évoluer les pratiques et les comportements, les modes de gestions et les usages de la ressource en eau afin de s’adapter aux changements climatiques et d’accélérer la mise en oeuvre des objectifs de développement durable.

En s’appuyant sur la notion de « communs » héritée de Garett Hardin La tragédie des communs (1968), l’analyse de ses ambivalences par Elinore Oström1 (1990) ou plus récemment Pierre Dardot et Christian Laval2 (2014) par exemple, et sur une littérature associée particulièrement riche3, il s’agira de s’interroger sur le devenir de l’eau comme bien commun dans la perspective de l’évolution des sociétés en interaction avec la dynamique des territoires.

Cette thèse de doctorat visera à nourrir les réflexions conduites par Eau de Paris tout en contribuant au travaux engagés, avec le Partenariat Français pour l'Eau, sur les leviers d'accélération pour la mise en oeuvre des objectifs du développement durable et notamment la conférence organisée autour de cette thématique le 26 juin 2019 à Paris. Elle s’inscrit pleinement dans le processus de réflexion mené en France et à l’international pour répondre
aux enjeux onusiens de l’Agenda 2030.

Objectifs

L’étudiant devra réaliser un état de l’art sur la notion de bien commun, et des enjeux que cette notion véhicule au regard de l’Agenda 2030 des Nations Unies, ce qui permettra d’interroger les problématiques liées à l’eau sur les territoires urbains dans un contexte de changement global.

Dans le cadre de son travail, l’étudiant s’appuiera, sur des récits issus des territoires et des différents acteurs, en les approfondissant et en les développant en France et à l’international. L’objectif sera de s’appuyer sur ces récits pour interroger l’analyse des modes de productions
et de consommation de l’eau destinée à la consommation humaine dans différents contextes sociaux, économiques et environnementaux. Une des actions de recherche visera à analyser plus spécifiquement les processus d’adaptation aux changements, l’évolution des pratiques et des comportements, leurs impacts et interactions sur les territoires urbains et avec les acteurs concernés.

L’objectif de cette thèse permettra d’interroger les processus d’appropriation de l’eau comme bien commun sur les territoires et de voir comment les enjeux globaux, exprimés par les objectifs de développement durable, sont traduit à l’échelle locale.

Cette recherche pourra faire émerger les freins et les leviers de la transition pour un développement durable en interrogeant les connaissances, les valeurs et les pratiques de différents acteurs autour de projets dans le domaine de l’eau. Elle permettra de contribuer à la mise en oeuvre des Objectifs du développement durable du point de vue des usagers.

Contexte de travail

L’étudiant sera intégré au LATTS et participera à la vie du laboratoire, aux séminaires de recherche et aux différentes actions concernant plus particulièrement les doctorants (séminaires, mini‐soutenances). Inscrit à l’école doctorale Ville, Transports et Territoires (ED 528), Université Paris Est, Marne‐la‐Vallée, le doctorant devra suivre les formations demandées par l’ED. Il partagera son temps entre le LATTS et l’entreprise Eau de Paris, financeur de la thèse, où il participera à la vie de l’entreprise. La répartition du temps évoluera selon les besoins du travail et sera ajusté d’un commun accord entre les encadrants et le doctorant. Des déplacements sur le territoire français et à l’international pourront être envisagés durant le doctorat dans le cadre des travaux de recherche et de leur valorisation.

Un comité de suivi de thèse, composé de l’ensemble des parties prenantes, sera mis en place et se réunira trois à quatre fois par an pour suivre l’avancée des travaux. L’étudiant participera aux réflexions et à l’animation du groupe de travail multi‐acteurs copiloté par le CNRS, le PFE et l’AFD portant sur les leviers d’accélération pour la mise en oeuvre des ODD liés à l’eau.

Informations générales

Durée : 3 ans en CDD à Eau de Paris ‐ Cifre
Début de la thèse : automne 2019
Lieu principal de la thèse : Paris / région Ile‐de‐France

Profil du candidat recherché :
‐ être titulaire d’un master 2 depuis moins de 3 ans et avoir un profil prioritairement en, anthropologie, géographie, sociologie.
‐ avoir une bonne culture générale et des connaissances sur la transition et l’évolution des comportements dans le domaine de l’environnement, des problématiques et enjeux relatifs au développement durable et plus particulièrement dans le domaine de l’eau, de la biodiversité et de la transition énergétique.
‐ montrer une ouverture disciplinaire et aptitude au questionnement
‐ avoir une capacité d’adaptation entre le milieu académique et celui de l’entreprise
‐ avoir une capacité d’autonomie et organisationnelle et une capacité à rendre compte
‐ être force de propositions, de création et d’ingéniosité

Dossier de candidature : Lettre de motivation (intégrant quelques lignes sur façon d’envisager le sujet), CV détaillé, lettres (2) de recommandation (si possible), mémoire de M2 (ou projet si en cours)

Envoi de candidature à envoyer jusqu’au 20 juin 2019 à Agathe Euzen : et Eric Pfliegersdoerfer :

Les candidat(e)s pré‐sélectionné(e)s seront invité(e)s à un entretien.