Un(e) Responsable Technique WASH via ReliefWeb

Première Urgence - Aide Médicale Internationale

Ansongo, Mali 🇲🇱

Première Urgence Internationale (PUI) est une Organisation Non Gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque. L’ensemble de ses personnels se mobilise au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique. L’objectif est d’aider les populations déracinées dans l’urgence, tout en leur permettant de regagner rapidement autonomie et dignité.

L’Association mène environ 190 projets par an, dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé, la nutrition, la réhabilitation d’infrastructures, l’eau et l’assainissement et la relance économique. PUI intervient en appui à près de 5 millions de personnes dans 20 pays, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, et en France.

Découvrez notre histoire et nos valeurs

Situation et besoins humanitaires

Le Mali est confronté à une crise multidimensionnelle : politique, sécuritaire et humanitaire. Le conflit de 2012 n’a fait qu’aggraver la situation sanitaire des populations et plus particulièrement les régions au Nord du pays. Le conflit armé a affecté la capacité fonctionnelle des structures de santé dans les régions du Nord, a provoqué le départ des personnels des services techniques de l’Etat, la déstructuration des systèmes traditionnels de moyens d’existence… Depuis l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, signé en juin 2015 à Bamako, une paix précaire s’est installée, secouée par des conflits intercommunautaires ou la concurrence pour le contrôle des trafics dans la zone sahélienne du Mali. Les besoins humanitaires, du fait de l’insécurité qui perdure, et des chocs qui traversent le pays, d’année en année depuis 2012 (sécheresse/inondations, pic de paludisme, rougeoles), sont toujours importants, dans un contexte publique de sortie de crise qui entraine une diminution des fonds humanitaires.

Les projets sont mis en œuvre via un système de gestion à distance partielle, avec une présence permanente des équipes nationales sur les bases opérationnelles et des visites ponctuelles de certains membres de la coordination.
En janvier 2012, la coalition entre divers groupements armés (Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) alliés aux groupes Ançar Dine, Mujao et Aqmi) en faveur de l’indépendance/autonomie de la région du Nord du Mali dans la zone, attaque les camps militaires de la zone. Ces violences déstabilisent le gouvernement déjà fragile et remettent en question sa légitimité. L’armée, dénonçant l’incapacité de l’Etat à faire face à cette crise, prend le pouvoir par un coup d’Etat le 22 mars 2012. Ces évènements ne font qu’exacerber les tensions avec la « rébellion Touareg » qui prend le contrôle des 3 régions du Nord (Tombouctou, Gao et Kidal) et la MNLA proclame unilatéralement l’indépendance de l’Azawad le 7 avril 2012 non sans conflits internes entre les différents groupes Touaregs. Pendant plusieurs mois, des conflits se succèdent dans la zone et les force d’AQMI et du MUJAO reprennent des villes et notamment Gao occupée par la MUJAO qui y fait appliquer la charia.

Le 11 janvier 2013, la progression des groupes djihadistes vers le sud, au-delà de la ligne de cessez-le-feu avec la prise de la localité de Konna entraine la déclaration de l’état d’urgence. A l’appel du président par intérim Dioncounda Traoré, des forces armées étrangères interviennent d’abord le Tchad, puis la France, avec l’autorisation de l’ONU, à travers l’opération Serval de libération du pays, appuyée par la suite des troupes de la CEDEAO et de l’Union européenne. Ces interventions ont permis le recul des troupes armés et un relatif retour au calme. Malgré une résolution politique entre le CMA (coordination des mouvements pour l’Azawaad) et la plateforme (groupement pro-gouvernemental) en juin 2015 à travers les accords de Paix et de réconciliation du conflit qui a secoué le Nord et en partie le centre du Mali, des enjeux de fonds, liés aux trafics et aux tensions intercommunautaires historiques continuent à entraver le relèvement de ces régions.

La situation globale au Mali tend maintenant à se stabiliser avec la signature d’un accord intercommunautaire début octobre entre Imghad et Ifoghas, et des négociations entre narcoterroristes étaient en cours (au 21/10/15) pour déterminer les conditions de circulation des convois (drogue, etc.), mais les conditions restent précaires et volatiles.

En parallèle du forum pour la paix de Kidal qui s’est tenu à la fin du mois de mars 2016 suivi par le forum de Ménaka, l’Etat a décrété l’instauration d’autorités intérimaires dans les collectivités territoriales du septentrion malien, où l’Etat était absent depuis les soulèvements de 2012. Chaque autorité intérimaire est composée de représentants du gouvernement, de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), de la Plateforme (groupes armés loyalistes), et des autorités traditionnelles. Cette décision fait suite au dernier rapport publié par Ban-Ki Moon sur l’insécurité au Nord Mali et dans lequel il presse le gouvernement de « renforcer la présence de ses forces armées dans le Nord ainsi que des services publics en général ».

La menace et les actes terroristes par des groupes djihadistes se sont intensifiés à la fin de l’année 2015 avec un attentat le 25 novembre à l’hôtel Radisson Blu à Bamako, revendiqué par Al Mourabitoune (le groupe du chef djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar) qui a fait 22 morts. Le 17 décembre, trois personnes, dont au moins un animateur, avaient été tuées par un homme armé devant la radio Tahanite, un organe d’informations communément appelé la radio chrétienne de Tombouctou. Ces deux évènements ont déclenché le retour àl’Etat d’urgence proclamé le gouvernement. L’état d’urgence plusieurs fois reconduit est aujourd’hui en vigueur jusqu’au 15 juillet 2016.

Dans le Nord Mali, où PUI développe des activités en matière de santé dans les régions de Kidal et de Gao les problématiques sont complexes du fait de contraintes d’accès particulièrement importantes : sécuritaire, géographiques, socioculturelles, financières, manque de qualité des soins Ces contraintes sont accentuées en zones rurales notamment en ce qui concerne l’accessibilité aux soins. Dans ces régions, PUI intervient dans le cadre commun santé (CCS) mis en place en novembre 2015 avec différentes ONG afin d’améliorer la réponse aux besoins sanitaires des populations du Nord Mali et agir de manière coordonner avec les différents acteurs.

Notre action sur le terrain

Depuis mars 1993, Aide Médicale Internationale (AMI) était présente dans la région de Kidal pour apporter un soutien au système de santé, face aux difficultés pour répondre aux besoins des populations. Ces actions ont visées à la réhabilitation et au renforcement de capacités des centres de santé au travers de formations d’infirmières, de donations de matériel médical, de sensibilisations et de dépistages de cas de malnutritions infantiles. En 2002, la mission a complété ses actions avec la mise en place d’une unité de production de farine infantile offrant ainsi la possibilité de pratiquer une activité génératrice de revenus dans une région où les opportunités économiques sont très limitées. La présence d’AMI au Mali s’est arrêté fin 2002 mais confère à PUI une bonne acceptation dans cette zone. En effet, des membres de la Sous-commission santé de Kidal sont d’anciens boursiers d’AMI.

En avril 2013, PUI a lancé une mission exploratoire dans la région de Gao dans le Cercle de Bourem pour identifier les besoins en santé dans la zone et les acteurs présents. Suite à cette évaluation, un projet a débuté en août 2013 à travers l’appui à 14 aires de santé pour garantir un accès gratuit à la santé notamment aux populations les plus vulnérables (femmes enceintes et enfants de moins 5 ans).

Compte tenu des besoins dans la région, PUI a également étendu son intervention en mai 2014 dans le district sanitaire d’Ansongo. Dans le but d’avoir une meilleure vision des besoins, une évaluation multisectorielle a été menée en octobre 2014 dans le cercle de Bourem, avec en perspective, une intervention en sécurité alimentaire.

En 2015, suite à une évaluation d’une dizaine de jour dans la région, Première Urgence Internationale (PUI) a ouvert une nouvelle base à Kidal pour le déploiement de cliniques mobiles et la prise en charge des évacuations dans 8 aires de santé sur des zones non couvertes par d’autres partenaires. Suite à son implantation dans la zone, PUI a, à la fin de l’année 2015, début 2016, effectué une nouvelle évaluation en sécurité alimentaire & nutritionnelle et moyens d’existence dans le but de développer des activités dans ce secteur et ainsi diversifier son axe d’intervention au Mali.

En complément de son intervention en santé primaire et nutrition dans le cercle d’Ansongo sur les Centres de Santé Communautaires (CSCOM) de la région, et dans l’optique de l’approche intégrée portée par l’organisation, PUI met en œuvre, à partir de septembre 2016, des activités réhabilitation et de construction de points d’eau (puits, forages) dans les CSCOM ciblés, de formation des comités de gestion de ces points d’eau et de promotion à l’hygiène afin de répondre aux problématiques WASH constatées dans ces centres de santé.

Découvrez notre réponse à la crise

Dans le cadre de nos activités au Mali, nous recherchons un(e) Responsable Technique WASH, pour deux mois, basé à Ansongo.

Sous la responsabilité directe du/de la coordinateur/trice des programmes, le Responsable Technique WASH est en charge de la mise en ouvre et du suivi des programmes Eau, hyiène et assainissement dans la région de l’Extrême-Nord. Il est responsable de l’organisation et de l’animation des volets de construction d’ouvrages hydrauliques et d’assainissement, de sensibilisation et d’appui au développement local.

Il met en place l’ensemble des outils nécessaires à la mesure d’impact du projet. Il veille à ce que le monitoring soit réalisé dans le cadre et avec les outils définis. Il synthétise l’ensemble des informations et des données recueillies. Il est en contact permanent avec le terrain, les bénéficiaires, les autorités locales et les autres partenaires et acteurs de l’aide humanitaire.

Ce poste s’inscrit dans une nouvelle perspective pour PUI au Mali, puisqu’il s’agit de lancer le premier programme EHA de l’organisation dans le pays. Le poste intègre ainsi une dimension importante de formation et de renforcement de capacités du perosnnel malien du programme (notamment le Responsable Wash terrain) afin que celui-ci puisse assurer la supervision des activités en autonomie suite au départ du Responsable Technique expatrié.

  • Programmes: Il/Elle s’assure de la bonne mise en œuvre et du suivi du/des programme(s) WASH sous sa responsabilité.
  • Ressources Humaines : Il/Elle supervise l’équipe WASH (salariés PUI et journaliers éventuels).
  • Logistique et administration : Il/Elle assure le suivi logistique et administratif du/des projet(s) sous sa responsabilité.
  • Représentation: Il/Elle représente l’association auprès des partenaires, autorités et acteurs locaux impliqués dans la mise en œuvre des programmes WASH.
  • Sécurité : Il/Elle contribue au respect des règles sécurité sur la base et transmet toutes informations d’ordre sécuritaire à son/sa responsable hiérarchique.
  • Stratégie : Il/Elle contribue à l’élaboration de nouvelles interventions sur la base de besoins identifiés.
  • Formation:** Il/Elle s’assure que le Responsable WASH terrain est formé pour pouvoir assurer la supervision des activités par la suite.

Pour rester informé des nouvelles offres en continu, rejoignez le groupe Facebook My Job In The field.

Formation et expérience

Formation : Ingénieur ou équivalent

Expérience :

Expérience humanitaire

Expérience internationale

Expérience technique

Connaissances et aptitudes :

Bonne qualité rédactionnelle

Connaissances en gestion de projets

Bonnes connaissances en évaluation de projets WASH

Informatique :

Pack Office obligatoire

Statistique, SIG (Map Info, Arc View, etc) appréciés

Langues

Français obligatoire
Anglais apprécié

Qualité

  • Capacité à travailler de façon autonome avec prise d’initiative et sens des responsabilités
  • Bonne résistance au stress
  • Sens de la diplomatie et ouverture d’esprit
  • Bon relationnel et bonne communication
  • Bonne capacité d’analyse
  • Organisation, rigueur et gestion des priorités
  • Force de propositions, recherche de solutions
  • Capacité à travailler et manager de manière professionnelle et mature
  • Capacité à intégrer l’environnement local sous ces aspects politiques, économiques, culturels et historiques

Conditions proposées

Salarié en CDD – 2 mois

Durée minimale d’engagement : 2 mois

Date de démarrage : septembre 2016

  • Salarié en Contrat à Durée Déterminée
  • Salaire brut mensuel : de 1 650 à 1 980 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PU
  • Frais prise en charge notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins
  • Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance
  • Hébergement en maison collective
  • Frais de vie (« Per diem »)
  • Régime de Break: 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break
  • Régime de congés payés : 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois
  • Mobilité : nombreux déplacements à prévoir (Déplacement de 2 à 3 jours à prévoir pour l’accès à certaines zones)

Pour en savoir plus sur notre offre, merci de consulter le profil de poste sur notre site !

How to apply:

Merci d’envoyer votre candidature (CV et Lettre de Motivation) à Natalia Montoya, Chargé(e) de Ressources Humaines Expatriées, sur [email protected] en précisant l’objet suivant : «RTWash – Mali».


POSITION TYPE

ORGANIZATION TYPE

EXPERIENCE-LEVEL

DEGREE REQUIRED

LANGUAGE REQUIRED